samedi, 10 mai 2008

TOUR DE FROMAGES (3)

 

Je continue à grands traits le tour de France des fromages par région..,avec la Bretagne et la Normandie.

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LE "CAMEMBERT"

 

Fabriqué dans le monde entier, le seul vrai camembert est fabriqué dans les 5 départements normands : Calvados, Eure, Manche, Orne, Seine-Maritime. Il est au lait cru et moulé à la louche. Chaque fromage nécessite 2 litres de lait provenant des pâturages normands. Le caillé est déposé à la louche dans un moule sans fond, au fur et à mesure qu'il s'égoutte pendant environ 5 heures, avant d'être retourné.

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Une fois démoulé, il est salé au sel sec et ensemencé de Penicillum candidum. Le 3ème jour, on le met dans le hâloir,

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puis en cave pour la fin de l'affinage.

Il faut environ 15 jours pour obtenir un camembert blanc, 21 jours pour un affiné, et 35 pour un affiné à cœur.

Son histoire : un prêtre réfractaire avait obligé l’abbé Gobert à quitter la région de Meaux pour la Normandie , où il trouva refuge chez Marie Harel. Comme le prêtre connaissait bien les méthodes de fabrication du Brie, il aida Marie Harel à améliorer ses fromages produits dans la région sous le nome de camembert. La fille de Marie Harel, qui s’appelait aussi Marie, offrit, dit-on un de ses fromages à Napoléon III venu inaugurer la ligne de chemin de fer Paris-Granville. A sa question : « D’où vient ce fromage ?; Marie aurait répondu : « De Camembert où j’habite ». L’empereur aurait alors décidé que le fromage porterait désormais ce nom.

 

LE "BRILLAT-SAVARIN"

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Créé en Normandie, le célèbre fromager Henri Androuet le baptisa en l'honneur du célèbre gastronome français Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826), qui avait écrit "Physiologie du goût".

La phrase célèbre de Brillat-Savarin : "Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un œil".

 

Le DEMI-SEL

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Il est moins salé que les autres fromages. C'est un fromage frais dont la pâte homogène est ferme et salée à moins de 2%. Certains s'appellent des carrés frais.

 

 

 

 

Le LIVAROT

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L’un des plus anciens fromages de Normandie, né dans la commune du Calvados LIVAROT, a une aire assez restreinte, le pays d’Auge (quelques cantons du Calvados et de l’Orne). Sa production atteint près de 1500 tonnes par an. Il faut 5 litres de lait et 60 jours pour un livarot affiné, et  4 mois pour un livarot affiné à cœur.

En cave, on le lave 2 fois par semaine et on le teinte au rocou, ce qui lui donne sa couleur orangée. On l’appelle aussi le « colonel », à cause des 5 bandes qui le cerclent (laîches).

 

Le NEUFCHATEL

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C’est aussi un très ancien fromage de Normandie, originaire du pays de Bray. Protégé par une A.O.C., il est encore de fabrication artisanale. On le concomme jeune (12 jours), demi-affiné (3 semaines), ou affiné (de 1 à 3 mois). On raconte que pendant la guerre de Cent Ans, les jeunes filles de Neufchâtel offraient à leurs soupirants anglais des fromages en forme de cœur.

 

 

 

Un plateau typique

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avec camembert, Brillat-Savarin, Neufchatel, Pont l’Evêque et Demi-sel

Et un autre plateau...

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avec

Pavé d’Auge, Livarot, Bondon, Petit suisse, Saint Paulin, Curé nantais.

lundi, 05 mai 2008

JOURNAL D'UN DÉPORTÉ - CASERNE BONET (suite) (4)

Depuis quelques jours, il y a des travaux à la caserne; nous voyons des maçons murer jusqu'à mi-hauteur les fenêtres du 1er étage et y sceller des barreaux. Le bruit court qu'il va y avoir des arrestations en masse....

En fait, le 13 novembre, après la promenade....nous montons au premier et on nous enferme dans une chambre où il y a 9 lits à deux étages, 3 fenêtre, 1 poêle, 1 table, 3 armoires de bois blanc. .....

Le changement de domicile a bouleversé heureusement nos habitudes...... La vie va s'organiser petit à petit dans ces nouveaux locaux où nous sommes beaucoup plus sainement installés et où nous sommes en groupe.....

Dans la chambre du fond où j’habite, je me trouve avec Robbes et Guggen, Lebossé et Maigné, Huet et Goupil, Vigneron. Dans la petite pièce à côté s’entassent une partie des femmes : Mme Chauvière, Denise Degen, Odette Y…, Mme Soulier, Adèle Lecoq, etc…

La petite chambre sera longtemps occupée par le Dr Galliot et sa belle-fille. Enfin, la troisième pièce, inhabitée pendant plusieurs semaines, recevra beaucoup de Domfrontais : Alasseur, Levée, Borsa, etc, et l’équipe : Granger, Morin, Micard, Lefèvre.

Une des premières choses à faire est de rétablir les liaisons: intérieures et extérieures... Assez vite s'établissent des circuits. La chambre d'Aubin a vue sur la cour d'entrée et sur la 2ème cour...elle jouera le rôle de standard. D'un côté elle communique avec la chambre des femmes: des coups dans la porte et par les 2 fenêtres voisines on correspond; la chambre des femmes est en liaison, par un trou dans le plancher, à mon ancienne cellule.....

Vers l'autre extrémité du bâtiment, la chambre d'Aubin commande plusieurs circuits; l'un avec la chambre des hommes : appel par la fenêtre...; l'autre encore par la fenêtre où la chambre des femmes reproduit une disposition analogue à la précédente. Plus tard, la liaison s'améliorera par un trou dans le mur entre les 2 chambres d'hommes. Enfin ma chambre se met en rapport par la croisée avec les hommes : une tache de soleil à l'aide d'une glace ou les premières notes de "Auprès de ma blonde" servent d'appel. On peut dire que nos relations intérieures fonctionnèrent très bien, malgré leur simplicité.

Les relations extérieures.... n'eurent pas un caractère continu dans les premiers jours.... Un bon petit maçon vint tirer les joints de briquetages qui muraient nos fenêtres. Il y mit fort longtemps. Il emporta des courriers importants et rapporta à certains d'entre nous beaucoup d'objets précieux, des couteaux, une carte d'Europe par exemple.... Le brave type qui chauffait les douches fut aussi un précieux auxiliaire... Enfin, habitait, à l'intérieur même de la caserne, ...Dupeu, ancien sous-officier. Il nous fit des communications très importantes et secrètes, du plus haut intérêt.....

Mais ce qui assura d'une façon quasi permanente nos liaisons extérieures fut l'embauche de plusieurs de nos camarades à la feld-gendarmerie.... Le matin, ils partaient avec des commissions, des lettres, et, le soir, ils rapportaient des tuyaux oraux, parfois des plis, voire de petits paquets....

Il y avait Marie. Elle assura constamment la liaison avec nos familles, faisant passer lettres et nouvelles, apportant de petits colis pour nous. Ils apportaient aussi les nouvelles de la guerre, entendues de Marie ou à la T.S .F., lues dans un journal au fond de la cave où ils cassaient du bois….

Nous avions lu le livre de Barjavel « Radio 300 » ; ce fut ce vocable que nous adoptâmes. Dès que la porte était fermée et les bruits de bottes en bas de l’escalier, je faisais le « speaker ». « Silence… ici « Radio 300 »….Et les commentaires allaient ensuite bon train… Dans le courant de l’hiver s’établit aussi une liaison hebdomadaire : les coiffeurs de la ville vinrent à tour de rôle nous faire des beautés. … En se faisant raser, chacun de nous recevait des nouvelles par bribes de phrases….
D’autres ruses nous permettaient aussi d’avoir des renseignements sur la marche des événements. A la promenade nous apercevions nos femmes ou des parents dans la rue. Il y avait des codes ! Marthe Aubin arborait tel ou tel vêtement suivant la valeur des nouvelles….


Dans la matinée aussi, on fait le lavage du linge. Grisard – qui a reçu une de ces borsses en chiendent ! – frotte avec ardeur son linge et même le nôtre… Bernard Grisard, petit, actif, vite surnommé « le gamin », a orgaénisé les lieux dès les premiers jours ; il habite le lit au-dessous du mien. Installation impeccable : des clous pour pendre les vêtements, une ficelle tendue pour faire sécher la serviette de toilette…

Sous prétexte que j’ai six enfants, c’est moi qui, à table, donne la ration à chacun, opération qui sera délicate quand nous n’aurons plus que des portions infimes par personne !...

Nous organiserons à plusieurs reprises des soirées récréatives ; chacun y va de sa chanson ou de sa déclamation. L’orchestre se composera d’un harmonica et de papiers à cigarettes entre les dents d’un peigne. Le répertoire est aussi varié que choisi….Maigné a un talent de chanteur…il assure aussi les intermèdes musicaux. Guguen, pour sa belle voix, sera bissé et trissé dans « Je t’ai donné mon cœur » ou « Manuella »…Il faut citer aussi, dans les fidèles du tour de chant, Bernard Chartrain – coiffeur mué en agriculteur – dont le répertoire n’est pas toujours choisi, mais qui anime la chambrée avec sa « Nénette »….

Le grand animateur de ces soirées artistiques fut notre cher Darchy. Il avait une fougue endiablée. Il connaissait toutes les chansons possibles et imaginables…. C’est cet homme qui mettait tant d’entrain à tout ce qu’il faisait, qui savait servir en chantant, qui mettra tant de calme et de froid courage à « ne pas parler jusqu’à la mort…

Quand c’est l’heure du coucher on regagne sa paillasse… Un soir, au moment de faire le rétablissement qui m’amènera dans ma couchette au premier étage, je déclare pompeusement que « je me retire dans mes appartements ». Mais en y arrvant, rac ! voilà le fond du lit qui dégringole et au milieu du bruit des planches qui tombent on voit, paraît-il, deux longues jambes qui battent l’air et une face ahurie qui émerge. J’ai eu beaucoup de succès et on m’a parlé pendant plusieurs mois de ma chute… Que voulez-vous, en prison, on n’a pas grand chose pour se distraire !...

Assez souvent, l’arrivée de nouveaux coupait le sommeil ; les « Visiteurs du soir ». Après Noël, les Panzer amènent de nuit dans la chambre d’Aubin deux nouveaux : chapeau mou, gabardine….. Aubin avise l’un d’eux et dit : « Mais je connais cette tête-là ! » Lochon lui répond : « On dirait le sous-préfet de Mortagne. » C’est bien le sous-préfet ; il faisait visiter à un de ses amis les édifices de Mortagne, où logeait une nouvelle unité allemande. On les a pris pour des espions et on les met à l’ombre…. Oh, pas pour longtemps, ils sont libérés avec excuses au petit matin.

jeudi, 01 mai 2008

1ER MAI - ANNIVERSAIRE

Le 1er mai, c'était l'anniversaire de mon plus  jeune frère et filleul Pierre-Marie, né le 1er mai 1957.

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Pierre-Marie (à 14 ans) le jour de mon mariage en 1971.


Il n'a pas connu son 20ème anniversaire, puisqu'il est mort en 10 jours le 1er janvier 1977 d'une leucémie foudroyante.

Ainsi va la vie, d'anniversaire en anniversaire....


Alors j'ai une petite pensée pour lui aujourd'hui :
il aurait eu 51 ans...il est mort à 19 ans...

Et pourquoi pas la chanson de Dalida : "L'anniversaire"?...
avec sa voix si chaleureuse et douce....
 

 Le jour de l'an ça revient trop souvent
Je ne sais comment passe le temps
Le premier Mai à peine est-il fané
Qu'un nouveau brin de muguet renaît
Le quatorze juillet je l'avais oublié
Et voilà ses lampions rallumés
Et la toussaint qui revient comme un glas
Pour tous ceux qui ne reviendront pas

Un an
Encore l'anniversaire
D'un matin sans lumière
Où tu partis comme un oiseau
Un an
Un an de plus ma belle
Pour souffler tes chandelles
Et manger seule ton gâteau

Le jour de l'an ça revient trop souvent
Je ne sais comment passe le temps
Le jour de Pâques ça revient comme le jour
Le premier où l'on a fait l'amour
Et la Pentecôte c'était hier encore
Je découvrais la mer au Tréport
Et la toussaint la voilà qui revient
Avec un chrysanthème à la main

Un an
Encore l'anniversaire
D'un jour qui va me faire
Pleurer quand je devrais sourire
Un an
Un an de plus ma belle
Va souffler les chandelles
De tes souvenirs.

samedi, 26 avril 2008

QUELQUES FLEURS

Quelques fleurs de mon jardin pour vous souhaiter un bon week-end. Les tulipes sont sorties, et les iris commencent à pointer le bout de leur nez au milieu des coucous.....

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lundi, 21 avril 2008

TRAIN SUR LE MARCHÉ

Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette vidéo étonnante, voici le passage d'un train au milieu d'un marché de BANGKOK.

Où est le problème?

No problem.....


Train bangkok

vendredi, 18 avril 2008

JOURNAL D'UN DÉPORTÉ - CASERNE BONET (suite) (3)

Je poursuis le résumé du livre de Joseph Onfray par le récit qu'il fait d'une journée type à la prison, lorsqu'il était à la caserne Bonet.

Le dessin qu'il a fait de cette caserne...

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Une journée à LA PRISON

Les jours qui suivirent furent assez uniformes. Le matin, vidange des tinettes, puis toilette au lavoir où l'on retrouve de bons copains et où l'on échange quelques mots. Au retour, café, ration de pain, très faible, pour la journée.

Puis, attente toute la matinée dans nos humides et sombres cellules; au début surtout, les minutes sont longues... 
Et il y a les alertes : bruits de bottes qui se rapprochent... Est-ce pour moi?...

Le mieux est de s'en remettre au Ciel... Ma femme m'a envoyé "L'Imitation de Jésus-Christ". Et je prends l'habitude d'en lire un chapitre le matin et la réflexion le soir. Je serai fidèle à cette règle pendant ma captivité en prison....

Nous entendons sonner les églises de la ville: il faut prêter l'oreille, mais c'est un plaisir de penser que l'angélus qui tinte à Notre-Dame ramène les enfants à la maison....

Nous apprenons à connaître les feldgendarmes: Herbert, un grand pâle à casquette plate, dont il faut se méfier; par contre Otto est un brave type....

Des femmes françaises distribuent la soupe...On la mange écuelle sur les genoux, lentement pour que dure plus longtemps la satisfaction du maigre repas et pour passer le temps.....lentement on mastique le pain de prisonnier et grignote un bout de sucre....

15 heures approchent...La porte du poste s'ouvre...bruits de bottes...clés qui grincent et nous sortons. Moment capital, il faut se débrouiller pour entrer dans la file de prisonniers déjà en mouvement et se glisser devant ou derrière l'ami que l'on veut voir; pour moi, le plus souvent, à côté d'Aubin.

Et on tourne, on tourne sous l'œil des Schleus postés aux issues de la cour.

Quand on passe devant la grille, on jette un coup d'œil dans la rue, car bientôt nos femmes sauront qu'à 15 heures nous sortons, et elles passent devant la porte ou essayent d'y stationner malgré les Boches qui tirent des coups de feu en l'air, chassent ces visiteuses en hurlant...."Matame patir, weg ! weg !".

Nos familles et nos amis essayent aussi de se dissimuler dans la cave d'une maison de vins située en face... Pendant 6 mois, ce sera notre espoir quotidien d'apercevoir quelqu'un de chez nous...

C'est évidemment à la promenade que l'on échange les nouvelles: nouvelles sur la guerre, nouvelles sur "nos affaires", nouvelles sur la prison.

Mais les "los, los" se font entendre, nous devons réintégrer les cellules: c'est fini jusqu'à demain. C'est bien noir une cellule, quand on vient de la lumière, et c'est bien humide ! On se rassied sur le lit et, enroulé dans la couverture, on recommence à réfléchir, à prier, à méditer....

En général, dans la soirée, perchés sur les lits et le nez au barreau, nous faisons conversation avec les voisins. Chacun parle de "son affaire" et ....chacun a forgé son petit roman, celui qu'il raconte à la Gestapo, et il le réédite à tous les autres, car il y a des mouchards, des "moutons", et tout se sait au dehors...

Arrive la soupe du soir, vers 18 heures; même cérémonial qu'à midi, même "tambouille".

Puis la soirée commence, le moindre incident est une distraction...Robbes nous raconte comment il a descellé un barreau pour s'enfuir, comment il a été vendu par son compagnon de cellule et la raclée magistrale qu' Hildebrandt et consorts lui ont infligée.....

Voilà une journée de taule achevée, on peut ajouter un cran à son tableau de détention...

Cette esquisse générale de nos journées ne peut refléter l'angoisse et l'inquiétude dans laquelle nous vivons...

lundi, 14 avril 2008

TOUR DE FROMAGES (2)

Je continue à grands traits le tour de France des fromages par région.., cette fois-ci avec la CHAMPAGNE et l'ILE-DE-France (ce n'est pas du tout exhaustif, mais seulement quelques-uns...)

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Le "BRIE de MEAUX" (fromage des rois et roi des fromages)

Sa forme actuelle ne date que de 100 ans, auparavant il était plus petit. Il faut 13 à 20 litres de lait pour le fabriquer. Suite à un affinage en cave humide de 5 semaines, il est fleuri d'un fin duvet blanc strié de rougeâtre par les ferments caséiques qui amollissent la pâte. La pasteurisation du lait et le salage en saumure sont interdits, ce qui rend sa fabrication délicate. En été, il est difficile à conserver,car il coule facilement sur son paillon.

Connu de Charlemagne, plus tard il sera célépbré en vers par le poète Charles d'Orléans, fait prisonnier par les Anglais à Azincourt:

"Mon doux cœur je vous envoie
Soigneusement choisi par moi
Le brie de Meaux délicieux.
Il vous dira que, malheureux,
Par votre absence je languis
Au point d'en perdre l'appétit
Et c'est pourquoi je vous l'envoie :
Quel sacrifice c'est pour moi."

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C'est Talleyrand, qui,  représentant la France lors du congrès de Vienne (30 mai 1814 au 9 juin 1815), eut l'idée de proposer un concours de fromages. Chacun ferait venir le meilleur fromage de son pays, et un prix serait décerné après dégustation. Le brie de Meaux que Talleyrand avait fait venir à tripe galop fut sacré "le meilleur d'Europe".

Le "BRIE de MELUN" (27 à 28cm de diamètre)

Plus rustique et plus typé, il est aussi très ancien et provient, comme son nom l'indique, de la plaine qui entoure Melun. Il est lui aussi commercialisé à nu sur un paillon. Sa saveur de noisette lui a vu le surnom de "pâtisserie fromagère". Sa fermentation étant plus lente que celui de Meaux, il est souvent plus salé.

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Le "COULOMMIERS" (13cm de diamètre)

C'est un petit frère du Brie, dont il présente toutes les caractéristiques, sauf la taille. Il était autrefois fermier, mais il est maintenant souvent produit en laiterie.

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COULOMMIERS, BOURSAULT, FONTAINEBLEAU, BRIE DE MEAUX 

Le "CHAOURCE"

La petite ville de Chaource, à 30 kms de Troyes, a une origine très ancienne, probablement créé par les moines de l'abbaye voisine de Pontigny. Le lait est caillé pendant 24 heures et s'égoutte spontanément dans des moules en acier cylindriques sans fond, et percés de trous. Une fois démoulé, il est salé et mis à sécher sur des paillons de seigle, pour être affiné de 14 à 20 jours.

On a du mal à trouver des chaources fermiers aujourd'hui, mais leur fabrication semi industrielle n'en a pas modifié la saveur. Les meilleurs sont faits avec le lait du mois de mai.

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Le "DREUX À LA FEUILLE" (16 à 18cm)

Fabriqué en petites laiteries, le "dreux à la feuille" ou "feuille de Dreux" ressemble à un petit brie. Sa croûte est un peu gris bleuté. Autrefois, on les enveloppait dans des feuilles de châtaignier, pour éviter qu'ils se collent entre eux. Aujourd'hui, ils sont affinés en cave humide de 30 à 45 jours, et les feuilles qu'on y pose, ne sont plus que décoratives...

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Le "LANGRES" (10cm de diamètre)

Proche de l'Époisses et du Munster, c'est un fromage au bouquet puissant. Après salage à sec, ils sontséchés sur des feuilles de platane, ou plus souvent sur une grille. Affinés de 3 semaines à 3 mois, ils sont régulièrement lavés à l'eau légèrement salée, teintée du colorant végétale rouge, le rocou, et retournés 2 fois par semaine, d'où leur belle croûte orangée. À déguster, avec, dans le creux du fromage quelques gouttes de Champagne ou de marc de Bourgogne...

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FOUGERU (un petit Brie), LANGRES, CHAOURCE, DREUX À LA FEUILLE, BRIE DE MELUN...

samedi, 12 avril 2008

MANIPULATION (bis) TOUTE LA VÉRITÉ

Merci à Patrice qui a laissé un commentaire avec le lien d'une discussion à partir de cette photo sur HOAXBUSTER. Vous pouvez aller voir  sur le lien suivant, et je vous retranscris un passage d'un commentaire de FRÈNE, citant une enquête de Michel COLLOMB sur cette photo manipulée, que vous pourrez retrouver en entier sur le lien...

 

http://www.hoaxbuster.com/hoaxteam/forum_contributions.ph...

 

"En réalité, la photo date de 2003. Lors du tournage d'un film, les moines ont refusé de jouer les figurants. Ce sont donc des soldats qui en ont été chargés, et ils reçoivent ici leurs uniformes de figurants. Pratique courante là-bas, semble-t-il. En tout cas, rien à voir avec les récentes images TV montrant des moines exercer des violences et détruire des magasins à Lhassa.

Bon, ça semblait tellement gros qu'il fallait quand même vérifier. Eh bien, en fait, vous pouvez trouver confirmation sur... le site pro-indépendantiste qui diffuse la photo 'accusatrice' :

http://buddhism.kalachakranet.org/chinese-orchestrating-r...

La photo y est sous-titrée : This is not an uncommon 'tactical move' from the Chinese government, as could be seen on the back-cover of the 2003 annual TCHRD Report
This photo was apparently made when monks refused to play as actors in a movie, so soldiers were ordered to put on robes.

(Ceci n'est pas un 'mouvement tactique' inhabituel de la part du gouvernement chinois, comme on peut le voir sur la couverture arrière du rapport 2003 du Tibetan Centre for Human Rights and Democracy. Cette photo semble avoir été prise lorsque des moines ont refusé de jouer dans un film, de sorte que des soldats ont reçu instruction de porter ces robes.)

Interrogé sur cette manipulation, le webmaster du site a répondu qu'il a quand même associé la photo au texte accusant les Chinois « afin de montrer le genre de leurres que les Chinois ont utilisé dans les émeutes récentes ». Chacun appréciera cette déontologie journalistique.
Ensuite, toutes sortes de groupements ont purement et simplement supprimé ce commentaire pour faire croire que la photo était récente et qu'il s'agissait d'une conspiration de l'armée chinoise. Depuis, la photo fait le tour du monde..."

 

Une image peut-elle mentir ?

 

C'est donc le moment de rappeler qu'on peut mentir avec des images. Sans parler des techniques graphiques actuelles, de grands cinéastes comme Chris Marker ont brillamment démontré comment un commentaire peut faire dire n'importe quoi à une image et sembler crédible. En fait, l'image elle-même ne nous dit pas :


1. Quand et où elle a été prise.
2. Ce qu'elle montre vraiment.
3. Ce qu'elle cache (à côté, avant, après...)

 

 Ceux qui ne sont pas convaincus que les images mentent peuvent aussi se rendre sur http://www.worth1000.com

vendredi, 11 avril 2008

MANIPULATION

Pour ceux qui n'auraient pas vu cette photo rare, prise au Tibet ( le 20 mars dernier par l'Agence de communication de Grande Bretagne), vous pouvez voir des militaires chinois, qui viennent de 'toucher leur paquetage' pour se déguiser en moines bouddhistes et créer des incidents.

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Sans commentaires...., c'est "édifiant"...

Mais on pourrait proposer aussi comme légende de cette photo :

"des moines tibétains qui viennent de se déguiser en soldats pour noyauter l'armée rouge"
ou
"des soldats qui viennent faire des dons de vêtements dans un monastère"

ou autre chose

Qu'en pensez-vous?

INFO ou INTOX????

jeudi, 10 avril 2008

TAUREAU MON VOISIN

Depuis quelques jours, j'ai un nouveau voisin dans le pré qui se trouve à 10 mètres de notre maison,

et un nouveau copain pour toutes les vaches limousines qui sont mes voisines habituelles depuis que nous nous sommes posés dans ce coin de campagne...

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Il a l'air assez placide et pas très agressif, mais je ne m'y frotterai pas quand même.... La silhouette de ce taureau limousin a souvent été comparée aux bovins peints dans les grottes de Lascaux.

Quelques petits détails sur cette race de vaches limousines qui est assez fréquente en Sarthe, car elle est très facile à élever.

  • Le vêlage est très facile (environ 94% de vêlages se font sans assistance) ; j'en vois régulièrement qui vêlent dans le pré tout près de notre maison.
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  • Elles sont très fertiles et nourrissent leur veau pendant 6 mois, d'où environ un veau par vache par an (à peu près 7 veaux jusqu'à l'âge de 8-9 ans)
  • La qualité gustative de la viande est  excellente, en particulier sa tendreté. Elle est classée comme l'une des plus tendres et savoureuses des races à viande. 
  • Elles sont très rustiques (elles s'adaptent à toutes sortes de sols et de climats) et vivent toute l'année dehors, elles peuvent même vêler dans la neige.
  • Elles ont également une grande longévité.
  • Leur mufle et les yeux sont cernés d'auréoles plus claires, comme le bout de leur queue, d'ailleurs. (elles font donc partie des "vaches à lunettes"!!!).

 Voilà quelques avantages de cette race de vaches.

Toutes les notes